Bilan étape 4 30/07 Portiragnes – Carcassonne #valvertontheroad 

Dans notre pays où l’on adore les PROBLÈMES on croit parfois que les éliminer apporte la solution. Certain en font même leur métier.

Pourtant, je ne crois pas que Steve Gates ou Mick Bowie aient fait leur vie sur la résolution de problèmes.  Ils avaient des désirs,  une vision.

Le problème du genou étant résolu ma vision à moi c’était d’avancer vers Toulouse puis l’Atlantique. Donc cette journée a été consacrée à pédaler et à trouver la puissance qui était en moi pour être efficace sur ce putain de vélo. Après avoir chipoté pendant 3 jour je peux vous dire que c’est très agréable de trouver enfin des watts. Ça ne veut pas dire moins d’effort moins de douleur au moins de temps mais ça veut dire un résultat en face de tout ça.

Les réglages qui s’imposaient ont ete efficaces comme le repos à Portiragnes. L’impact sur le mental a été aussi important puis s’il s’agissait ce jour de monter vers Carcassonne et qu’il était impossible de le faire avec un chargement trop lourd. Dégager le champ de vision : check.

Capestang, magnifique comme toute la route du Minervois

Je ne cherche pas le chrono mais comme dans toute discipline la récompense arrive de surcroît. J’ai croisé des paysages magnifiques bien sûr et vécu des instants de grande joie simple, sans explication valable à donner, juste des moments de grâce amenés par ce sentiment de liberté sur mon vélo.

Là, au moment où je vous écris, se situe parfois la difficulté de partager ces moments, bonifiés par la solitude choisie. La solitude temporaire rend facile la communion avec le monde. Paradoxe ? je ne crois pas. On aime beaucoup son entourage lorsqu’il ne vous casse pas les pieds 🙂 Les saints ermites confinent à la misanthropie, parfois.

Bref. Il faisait encore extrêmement chaud et lourd et je n’oublierai pas faire ces 15 km torride pour trouver un estaminet à Homps. Au bord du canal, idyllique, sauf ces 2 Thenardier qui refuseront de remplir mes gourdes et me conseilleront l’eau ( non potable après vérification) de la borne de navigation voisine. Je vous passe une longue diatribe sur l’état du tourisme en France.

Homps, parking à caravanes flottantes
La journée se terminera presque par une longue sieste dans un charmant village : Puicheric. Le charmant gestionnaire de la base nautique me propose un hébergement car le Marin (vent maussade d’est) arrive avec son lot de mauvais temps. Qu’importe, mon objectif est Carcassonne et je garde les deux dernières heures de jour pour rejoindre un hôtel que j’ai réservé au dernier moment.

Magie des réseaux sociaux une relation twitter me contacte pour que je passe le voir aujourd’hui : Sam Galoo du site ecommerce @Fitancy . Cela me fait bien plaisir car je sais que la discussion sera intéressante. Je fais donc le détour aujourd’hui par Saint-Félix du Lauragais.

Si j’ai assez de jus je pousse jusqu’à Toulouse où là encore la magie des réseaux sociaux intervient pour me faire retrouver les quelques connaissances très intéressantes que je dois rencontrer et même trouvr très facilement un hébergement agréable.


Il y a 20 km de vent d’ouest, le ciel est couvert, il fait frais : toutes les conditions sont réunies pour faire une bonne route aujourd’hui. Je pense à vous tous, je vous embrasse et vous donne rendez-vous pour de nouvelles aventures.


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Bilan étape 3 29/7 Portiragnes au □ #valvertontheroad 

Punaise, le road tour à failli finir enchristé ! Un clou dans le genou.

Pourtant j’étais bien parti hier à la fraîche bien matinal, mais arrivé à Béziers au pied des neufs écluses une douleur me traverse le genou, irrésistible, affreuse, je dois m’arrêter.

C’est moche quand même. J’ai la forme le moral. Mais je ne peux pas continuer. C’est la tempête sous un crâne que faire ?

Je décide de temporiser et de faire une pause je me dirige grand ralenti vers la gare Histoire d’envisager une sortie via SNCF.

Un café et quelques minutes de repos plus tard j’hésite toujours entre recontacter mes amis pour retourner me reposer à Portiragnes et prendre le train pour avancer vers Carcassonne.

2 SMS à Antonio (love sur toi mon pote) plus tard et c’est la solution repos puis reprise qui s’impose. La perspective de me retaper et de passer une journée agréable avec mes amis me semble la meilleure solution en tout cas bien meilleur que celles d’abandonner.

Je ne le regretterai pas car je passe une journée très agréable avec mon filleul ses parents et Cécile et Gérald au bord de la piscine.

Vers midi mon genou reprend forme humaine grâce à un bon mouvement qui me remet tout en place. Quelques massage de Voltarène plus tard je me sens vraiment revigoré.

Comble du luxe nous avons la joie d’aller passer un bon moment à la plage tous ensemble à vélo et je sens que j’ai retrouvé la pêche avec un appui convenable sur la jambe gauche. Test à vide, sans chargement : j’ai l’impression de voler !

Je décharge le soir même mon vélo de la moitié de son poids. Je vire tout sauf l’indispensable. 

En rando à pied ou à vélo le troisième jour a toujours une consistance biblique. Entre mort et renaissance, entre découragement et élan, passer ce cap difficile. Béziers,  le Golgotha, toussa.

Je dicte ce billet à la ponctuation incertaine en terrasse du village magnifique de Capestang en plein pays Minervois. C’est la route cathare qui me mène vers Carcassonne. J’aime ce pays qui commence à sentir mes racines occitanes, Aveyronnaises.  Rudes, généreuses,  bavardes et pudiques.

Ce coup de faiblesse est une bénédiction qui m’a permis de passer une journée formidable avec mes amis et de donner un élan nouveau à ma course vers l’Atlantique.

À bientôt pour de nouvelles aventures.merci à chacun pour votre soutien chaleureux et incessant ♡

Bilan d’étape 2 28/7 La Grande Motte à Portiragnes #valvertontheroad 

Il est 6h et je m’apprête à partir vers Carcassonne, grimper vers la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l’Atlantique.

J’ai encore une fois la chance d’avoir eu un repos très réparateur et de pouvoir envisager de continuer à avaler mon parcours éléphant par petites bouchées. Plaisir aussi de passer la soirée avec mes vieux et excellents amis, pour une étape douceur comme dit Laurence. 

Sur le plan physique cela se passe plutôt bien, il faut juste accepter cette lenteur due au chargement à tirer avec mes gambettes faibles. Seule inquiétude réelle le genou gauche qui est parfois douloureux,  j’ignore pourquoi. En tous cas j’ai de l’énergie.  Je fais attention d’éviter déshydratation et fringale.

Cette étape m’a mené au travers d’espaces dont seuls la marche ou le vélo peuvent faire envisager la majesté. Longer les étangs a duré des heures, regard au loin, piste inégale,  cagnard physiquement palpable.

Sans bagnole, la vie est plus frivole.

Pénible approche de Sète avec des camions des bagnoles des motos des usines de la 4 voies vas y roule dans les débris de bord de chaussée.  

Récompense à midi, en images.

Encornets et moules farcies à la Setoise
La corniche sétoise
Là j’ai grimpé avec mon barda. J’étais au max 🙂

La traversée de Sète est une fournaise. Heureusement un peu plus loin douche glacée aux plages du Lido (top) puis départ vers Agde en longeant une série de plages magnifiques que je ne connaissais pas. Bonne piste cyclable, toujours cette chaleur folle, ce petit vent latéral.  

C’est long. Je sèche je bois je pédale jusqu’à l’hypnose. C’est beau. La colline d’Agde me nargue au loin. Antonio et Gérald doivent venir de Portiragnes à ma rencontre. Je faiblis comme ma batterie. En toute sérénité : je m’en moque je ne pense qu’aux km à avaler. Pause : je ne suis pas seul à tirer la langue. Cyclotouristes isolés dans la faune des plagistes. Sous endorphines. Silencieux dans le bruit des vacanciers. Crasseux chez les élégants. 

Il faut continuer, coûte que coûte.  Le dernier % du mobile me donne rdv à la gare. Mes derniers % me font traverser pistes pourries et zones commerciales. Je n’ai rien à faire ici. C’est déshumanisé et je suis cuit. Je croise quelques clodos en traversant les zones de livraisons. Pauvre monde, compassion temporaire. 

Oasis. Terrasse. Mes amis sont là. J’ai survécu aux fous du volant. Joie de retrouver les siens, comme si on s’était quittés hier. Inestimable valeur de ces liens inoxydables. Mes potes.

Comme ce rab de route/15 km est difficile ! Ils sont fringants les amis. Heureux qu’un bbq nous attende, la piscine, les enfants grandis, du rosé, Amaury mon filleul  ( je vous laisse remettre ces items dans l’ordre).

Il doit exister de meilleur convive qu’un cycliste qui a passé la journée dans la fournaise 🙂 Merci Cécile et Laurence pour vos attentions. Je repars en pleine forme.
Direction l’Atlantique si Dieu prête vie à mon genou. 

La Grande Motte – Beziers/Portiragne. Jour 2 27/7 #valvertontheroad 

Le jour se lève et je dicte ce billet allongé dans mon duvet sous les pins de la Grande-Motte.

Je vais devoir partir car je sers de petit déjeuner aux moustiques qui m’ont pourtant laissé tranquille cette nuit contrairement à l’arrosage automatique.

Mon étape du jour me mène de la Grande-Motte à Portiragnes près de Béziers. Elle me fait passer par Carnon-plage, Palavas, la magnifique ville de Sète puits Agde en longeant les grand étangs.

Mon corps ne semble pas me faire trop souffrir ce matin grâce à la descente une dizaine de litres d’eau fraîche, d’un poulet, de 2 kg de frites et de café accompagné de doliprane.

Le moral est excellent car je me réjouis de voir mes potes ce soir. Je termine fissa car les moustiques s’excitent. 

 Bonne journée à tous

PS : il ne faut pas croire les indications horaires donnés par Google, il faut plutôt doubler pour ma part avec mon chargement et les temps de pause.

Bilan d’étape 1 27 juillet Salon-Aigues Mortes #valvertontheroad 

Poulet frites et coucher de soleil sur le bassin à flot devant les remparts. Il paraît que j’ai cramé 4700 calories. C’est possible quoique c’est plutôt mon bronzage britannique qui me cramé 🙂

Bref, pour une mise en jambes c’est réussi !

 Entre les surprises de parcours (les futures pistes le long du canal ne sont pas toutes carrossables) et la machine (humaine) à mettre en train, c’est une journée riche et fatigante qui vient de se dérouler. 

3 tronçons inégaux

Pour commencer des salons à Arles itinéraire droit monotone mais assez facile à partir de 7h du matin. Visite d’Arles assez matinale mais avec déjà beaucoup de touristes appareil photo en bandoulière parlant toutes les langues de la terre.

De Arles à Saint-Gilles apparaissent les premières difficultés avec une température qui grimpe et une route assez peu carrossable. Le vent qui ne me faisait pas souffrir grâce aux platanes devient un vrai problème dans ce paysage camarguais très dégagé.

Enfin arrivé à Saint-Gilles bonne surprise avec la rencontre de deux autrichien qui vont de Vienne à Barcelone et d’un britannique sud-africain qui est parti de londres est allé à Rome et reviens par le chemin des écoliers Bordeaux puis Dieppe. Échange de tuyau et d’anecdotes dans un mélange d’anglais et d’allemand. Selfie et échanges de mails. La route façon 2016 🙂

De Saint Gilles à Aigues Mortes, à partir de 14h, c’est difficile. Fringale. Soif. Trop chaud. Donc sieste et saucisson avec un redémarrage soft mais épuisant.  Le compteur ne tourne pas. La route se fait chemin. Le corps souffre. Rerepos 2h plus tard. Ça va mieux.

3e section longiligne : je longe le canal de Ste.  Ça devient carrossable et agréable.  J’ai même un coup de niaque sur les derniers km avant Aigues Mortes mais un genou me fait souffrir.

Je décide d’écouter.  On arrête à 90 km ce soir avec une étape très bien pour le bivouac (y a du ragondin au petit dej)

Demain : Portiragne 

Ravi de retrouver mes amis de 30 ans : Laurence, Tonio, Gérald et Mme, mon filleul Amaury et Clara et Mathieu. Avec une pasta party, une douché et un vrai lit avant de monter vers le sel de Naurouze et ma chère ligne de partage des eaux.

Merci.

A vous. Vous êtes des amours de suivre et d’encourager comme ça.  Je ne suis assidu ni à FB ou Twitter et même a l’app de suivi de performance.  C’est tant mieux.

Mais votre présence amicale me porte. Je vous aime. Bisous.