Le cours ou la course ? Kiff #bike #brain #prof

(billet aération de cerveau-foutoir en guise de pause lors de l'accouchement d'un long chantier à livrer bientôt et dont j'ai maintenant chaque détail dans le crâne)

Les pensées parallèles, vélo et épreuves de vie

C’est fou comme (j’aime les métaphores) il est des étapes de vie qui sonnent pour moi comme des randos (vélo). Depuis 2 semaines j’interviens à Kedge BS sur le thème E-Commerce Management Activities. Disons qu’à date je peux en parler de manière détendue, ayant franchi quelques étapes-clés.

Préparation de cours/e, comme gober des cartes IGN

Ce f-ing cours 🙂 n’est pas nouveau pour moi mais je peux affirmer l’avoir préparé avec un soin tout particulier. Je me suis enfilé les 850 p. du Laudon, facile. Le truc c’est que le format d’intervention est compact, in English: des tranches de 6h et surtout plus de 60 étudiants à bouger.

// vélo : j’ai 2 trips vélo dans la tête pour cet été (Bordeaux-Bretagne et/ou Alpes du sud) donc je dévore du POI en testant différentes plateformes/softs carto-GPS. Stade maniaque, c’est kiffant. Et je compte faire de grosses tranches à 150 bornes/jour.

Être prêt, à l’impro

Au moment de partir, tu sais qu’il y a 2 trucs à garder en tête, complètement opposés :

1/ garder la destination en tête. Ca te porte, c’est le point visé, celui qui te redonne la niaque en cas de perte de mojo

// cours : en sortant ils doivent être capables de comprendre la strat d’un chef de projet e-commerce et jouer au lego avec les éléments pour motiver un client, leur chef, leur banquier sans faire de la m…

2/ veiller à quelques détails pas cons. C’est l’impro du pro, la marge de manœuvre que tu te donnes pour décider au dernier moment de te débarrasser d’un truc trop lourd ou de prendre un truc en plus. C’est parfois une connerie mais l’âge aidant tu apprends à faire confiance à ta petite voix.

// cours : j’ai pris des feutres au dernier moment. Pas assez, mais c’est le genre de détail qui aurait tout fait foirer

Démarrer sur le grand développement

La route tu ne l’affrontes pas, tu l’apprivoises, ou alors c’est elle qui t’accepte/rejette, alors mieux vaut démarrer sur les grands développement et mouliner sans s’essouffler.

// cours : J’ai fait comme ça pour ce cours, se poser, écouter, ressentir, m’adapter, trouver les bonnes démultiplications sans m’impatienter. J’ai quand même été impressionné, comme quand tu démarres tôt et que tu regardes le compteur en milieu de matinée et que tu calcules à la grosse le chemin restant. Il est là le 2nd souffle ? Le 3e ?

La sorcière aux dents vertes

(j’ai souvent lu cette expression dans les bouquins de coursiers mais je l’ai jamais entendu utilisée)

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Tu l’appelles comme tu veux : la fringale, la crampe, la lose, le jour/moment sans… Ca n’arrive pas toujours, mais le moment de creux est inévitable, sans toutefois être toujours dramatique. C’est là que mon admiration pour untel ou untel est la plus forte : ce genre de situation révèle les Hommes. Me révèle à moi-même.

// cours, jour 3 pause 3 : je suis vanné, cramé, désespéré. On avance pas, mon audience est tétanisée, pour ceux qui sont restés. Et 2/3 se sont barrés. J’ai envie de prendre le spad et de le jeter dans le fossé. Même en moulinant sans psychoter ça n’avance pas.

L’énergie psychique nécessaire pour vaincre ces moments est terrible. Hypoglycémie, confusion, désespoir, douleurs, solitude absolue… La seule parade que je connaisse réside dans la préparation mentale : savoir que cela arrivera, préparer des munitions nutritives, savoir faire pause et ne pas laisser colère ou tristesse prendre la main. Continuer.

Le rebond

Changer de route, improviser, trouver une descente, faire confiance au terrain. Si la solution est en toi, elle passe aussi et surtout par une extrême adaptation au terrain. Si tu ne perds pas de vue la destination.

// cours : la solution est vraiment dans l’interaction. ET dans l’aveu de vulnérabilité, une humilité, une posture de « je ne sais pas, découvrons ensemble« . Ce n’est pas une lamentation, ni un appel au secours, c’est une ouverture à l’Autre, une générosité. Je donne, je reçois. Tu veux bien prendre le relais ?

Comment dire, c’est le kiff, La CONVERSATION a lieu, un échange, un SATORI à 4 dimensions (voir Thierry CROUZET, cité ci-dessous), pour un prof comme pour un rider. Exactement pareil

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Via Thierry CROUZET, l’Art du Vélo

Dimension sportive Le vélo est bien sûr un sport, qui exige un entraînement et une hygiène de vie, le tout associé au goût de l’effort.

Dimension pilotage À vélo comme à la course, il faut trouver son chemin, optimiser ses trajectoires, maîtriser la glisse quand on dévale des singles ou des routes de montagnes. Le vélo est lié à la géographie, à la cartographie, à la topographie.

Dimension sociale On peut faire du vélo seul, mais rien ne vaut de rouler en groupe. On peut parler en pédalant. De fait, on parle beaucoup. Le vélo est propice à l’échange, d’autant qu’il implique de se ravitailler souvent. Il crée du lien. Quand on approche ensemble du satori, c’est comme si on faisait l’amour. Je n’exagère pas.

Dimension esthétique Quand on pédale, on ressent le monde, on le respire, on le voit, on l’explore. On transforme le territoire en terrain de jeu, aussi en musée, avec des lumières toujours changeantes au fil de la journée et de l’année. Le vélo nous rapproche de la nature, aussi de la ville malgré sa violence pour les deux roues.

Profil de cours/e

Il reste une session. Je suis joyeux, comme pour une dernière étape qui mène au col, à la côte, à l’océan. Il n’y a pas de victoire (contre qui ?), il n’y a pas de certitude (une embûche est toujours possible), il y a un plaisir à venir, même si tout n’a pas encore été donné.

Projets d’été

Je saute du cours/coq à l’âne/monture.

Est-ce que je change de vélo ?

Dingue comme je suis capable de ne pas me décider. Même si ma décision est de reporter une grosse dépense, justement par manque de certitude sur un choix matériel et une certitude sur une possibilité de faire un gros bout de chemin avec n’import quelle monture…

  • TRIBAN RC520 GRAVELEntre un D4 Triban 520 Gravel, honni des puristes (ce snobisme alors, vous êtes fous)
  • Un VTT hardtrail, semi-suspendu mais Ok sur le bitume
  • Mon fidèle Voyager Nakamura
  • Un vieux clou classe qui me fait rêver

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    Vélo course Peugeot record du monde, orange

Alpes ou Atlantique ?

Je cogite et je cale les calendriers.

Bref, c’est la fin de cette pause mais je suis ravi de reprendre la parole ici. J’ai un tas de trucs à partager et écrire est un exutoire.

Merci, bisous

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De retour #ValvertOnTheRoad, odyssée 2018

Ma liaison des 2 mers, c’est fait !

Un joli petit périple en solo, qui m’a fait vraiment prendre conscience de la distance à parcourir mais aussi de mes limites, selon le type de relief, le climat, le chargement ou le style d’étape.

Avant, après 3 jours de rando

Suivis d’une semaine au bord de l’océan, un régal !

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Retour : samedi 25 août 2018
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Départ : jeudi 9 août 2018

3 étapes progressives

9 août, 372 km en train et 74 en vélo

De Marseille à Toulouse en train, puis jusqu’à Moissac

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9 août 2018, en route
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L’Abbaye Saint Pierre de Moissac, son cloître magnifique

10 août, 89 Km à bicyclette, heuuuuu

De Moissac à l’orée de la forêt landaise, au-dessus de Buzet sur Baïse en bivouac sauvage.

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10 août 2018
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Il est pas sommaire mon bivouac en pleine forêt ?

11 août, 154 Km à vélo

Du bord des Landes à mon étape finale, avec un coup de voiture balai je l’avoue (il faisait nuit noire et je n’en pouvais plus du tout).

Tonio, merci !

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11 août 2018 – 154 Km, record perso en vélo
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Quand Google m’envoie sur une piste en cailloux

Je vous raconte les détails dans les jours qui viennent. Quand je vous dit que l’aventure est au bout de la rue, ce n’est pas une fiction.

Merci de votre attention, bisous

Plan de route #ValvertOnTheRoad 2018 #lavelodyssee

J’adore quand un plan se déroule sans accroc

Jour 1 – Jeudi 9 août 2018

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142 Km de Toulouse à Buzet sur Baïse

  • Un coup de TER à la fraîche pour commencer
    Marseille St Charles 6:18 – Toulouse Matabiau 10:15

Si vous avez le temps de prendre un café avec moi vers la gare ou le long du Canal du Midi, vers l’Ouest, c’est avec plaisir !

  • Cette étape 1 me mène successivement à Moissac pour le déjeuner et la sieste.
  • Puis je repars vers Buzet sur Baïse pour mon 1er bivouac.
    Je surveille le ciel pour guetter un épisode orageux, au pire ce sera une nuit d’hôtel. Car c’est la belle étoile que je préfère #CestLaOuate
  • Un profil altimétrique pour retraité, 142 Km avec 122 m de dénivelée négative, tout au long du Canal des 2 mers.

Jour 2 – Vendredi 10 août 2018

90 Km de Buzet à Sabres

  • Visiblement, il n’y a rien à voir sur cette étape (ce n’est JAMAIS vrai, jamais). Ça m’apprendra à éviter les contreforts pyrénéens et leurs séries de montées/descentes, l’Armagnac…
  • 90 Km avec une mise en bouche sympa +120 m de dénivelée pour quitter la vallée de la Garonne. Ensuite faux plat favorable pour rejoindre

 

Jour 3 – Samedi 11 août 2018

100 Km de Sabres à Mimizan puis Messanges

  • Journée de fête, je devrais atteindre mon Océan Atlantique chéri pour casser une croûte vers Mimizan, aprés une quarantaine de Km en pente douce dans les Landes de Gascogne
  • Puis de Mimizan à Messanges sur la piste cyclable dans les dunes, 60 Km. Je retrouve La Vélodyssée que je ferai complètement un de ces jours, 1200 Km de façade Atlantique

C’est le plan, on composera avec météo et paysage.

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En attendant je prépare mon matériel et je ne retrouve pas mes sacoches de rando, Grrrr (si vous les avez, rendez-les vite !)

Restez à l’écoute, bisous

Vers l’Atlantique, et au-delà. #ValvertOnTheRoad Acte 2 – Août 2018

Allez, on reprend le guidon cette année

Pour terminer ce qu’en 2016 je n’avais pas terminé faute de temps : lier Méditerranée à Atlantique en vélo. Il manque un morceau conséquent, puisque la dernière fois j’avais pris le train à Toulouse pour finir le trajet.
Cette année, c’est donc Toulouse Matabiau – Molliets que je vais avoir le plaisir de parcourir en 2 ou 3 jours.

Sans forcer

valvertontheroadtoulousemessangesIl y a 330 km, Google Maps donne 15 h de pédalage.
En 2 ou 3 jours complets, à la cool avec mon coefficient réducteur d’handicapé, c’est plutôt 20 h à répartir sur cette fin de semaine et voir l’océan samedi soir.

Le profil altimétrique est très favorable, à part la sortie de la vallée de la Garonne, à mi trajet, c’est de la descente douce.

Le plus : 150 km de Voie verte du Canal des Deux Mers, que je désirais ardemment emprunter.

La route sud me tentait, avec ses hauts et ses bas de parcours de piémont pyrénéen, mais je ne suis pas assez entraîné.

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Cette année a été urbaine, stressante, peu propice à l’entraînement, donc j’y vais cool, en solo évidemment, chargé au minimum. JD, je n’oublie pas mon cuissard 🙂

Sans VAE cette année

Depuis plus de 6 mois je repousse au lendemain l’achat d’un VAE? Je viens encore de regarder. Mon indécision provient du modèle à choisir, un VTT me semble inadapté aux longues rando et un VTC urbain également, comme des incertitudes pour faire recharger la bête en route.

Donc, c’est à la force de mes pas de mollets que je termine. Ce qui ne m’empêche pas d’y penser encore et toujours pour rallonger mon rayon d’action et d’envisager des équipées à plusieurs.

Hasta la Vista

RDV dans 2 ou 3 jours pour vous conter mon départ et ces quelques tours de pédales.

La vie, c’est comme une bicyclette… #2016 #ValvertOnTheRoad <3

il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

C’est Albert EINSTEIN qui le dit.

Poursuivre notre route, risquant à chaque tour de roue nos vies fragiles d’humains extraordinaires et misérables. A chaque souffle, plus qu’à chaque changement d’année, vivre l’instant présent en conscience, laisser aux monde une descendance heureuse…

Grand merci et ❤

A ceux qui ont accompagné mon périple cet été/cette année. En particulier les « inconnus » qui m’ont ouvert les bras lors de #valvertontheroad comme Samuel ou Christophe et les amis que j’aime et qui se reconnaîtront, la fabuleuse équipe #Shake16, les #WeS avec ou sans barbe…

Seul.e.s et ensemble

C’est la morale de cette année contrastée en bruit et en silence, en solitude féconde et en rencontres, à l’image de la vie.

A chaque fois que je vois un adulte sur une bicyclette, je ne désespère plus de l’espèce humaine

H.G. Wells

Voyager avec son nez… #ValvertOnTheRoad

Je range et je trie. Ca fait un moment maintenant que je suis rentré mais une madeleine de Proust vient de me sauter au nez, alors je raconte en nasal (voix de DaffyDuck) mes petites madeleines de voyageur cycliste et olfactif. Viteuf.

Le tapis de bivouac

big_859899b556454d2ea4be15e33da70608Cette réminiscence fulgurante venue de mon tas de matos de rando émane en différé du sol. Du tapis sur lequel j’ai mangé, dormi. C’est une odeur puissante de terre, de feuilles mortes. Flash back intense vers mes années scoutes. Ce type de parfum forestier offre une palette très large, du fumet de mousse/lichen le plus subtil à l’écoeurante émanation d’humus gras de la forêt du bassin parisien.

Aujourd’hui je tiens quelque chose de plus fin comme enregistrement olfactif : en tête un bord de rivière/canal plutôt herbacé, une base de feuille/écorce de chêne, une trace synthétique de sacoche étanche :), de miettes à l’odeur acide avec une longueeeee finale… celle de mon odeur favorite entre des milliards.

J’ai nommé :

L’immortelle

3253581303849Existe-t-il (à mon sens) plus rassérénant, enveloppant, apaisant, que l’émanation des immortelles, foulées le soir sur la dune, en allant voir le coucher de soleil ? Ca marche aussi tôt le matin, bien moins en milieu de journée, la chaleur ayant tendance à écraser la subtilité des effluves de notre amie duveteuse, jaune et grise.

Son humilité et sa discrétion lui permettent de vivre à l’abri de la cueillette massive, elle ne craint pas d’être foulée.

Elle présente aussi des propriétés médicinales. Mais c’est surtout à mon nez qu’elle est chère, depuis les années de camping à Hoedic d’où nous rapportions les affaires littéralement imprégnées.

Sans transition aucune…

La friterie

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devant les remparts d’Aigues-Mortes. C’est pas un boui-boui, c’est pas un gastro.

« Ca pue la frite ! » La station balnéaire. La foule. La crème solaire. Les beignets et le nougat. Jusqu’à la nausée. Ou pas.

Quand tu viens de te taper 10 heures de spad sous le cagnard, à plusieurs milliers de kcal, au régime eau claire et fruits secs, hé bien une montagne de frite avec un demi poulet, c’est le pied. Essaye pour voir, ajoute une mousse. Ca ne t’empêche même pas de repartir (c’est une diète que je viens d’inventer). Et ça ne pue pas tellement tu es affamé.

La forêt de pins des Landes

Rien à dire. Sublime. Banal. Dopant. Erotique. Dynamisant. Encore plus à la fraîche en vélo, la truffe écarquillée.

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« Le truc Vert« , lieu-dit de la presqu’île du Cap Ferret. La photo souvenir floue, c’est mon hobby.

 

La Guerlinade

 

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Jardin de Bagatelle. Le truc qui te dégoûte (de la bagatelle. Je peux pas j’ai migraine)

Chère Madame,

 

votre accoutrement de chouquette géante a failli me faire pleurer des larmes de sang. J’ai compris : c’est votre sortie annuelle, en train ou pour déguster des huîtres au bord de l’eau. Heureusement, je détourne les yeux.

Mais votre impact olfactif est incontournable, comme extrêmement impoli. Que voulez-vous masquer ? Comprenez qu’avec des boulettes de mie de pain dans le tarin je profite moins du menu. Alors cessez l’aspersion.

Nous vous emmerdons cordialement, ma migraine oculaire instantanée et moi-même.
Bisous.

H.

Le figuier

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Magnifique figuier. On sent rien sur internet, dommage.

Ce bougre d’arbre aime quand ça cogne. La bastonnade solaire. Pas un pet d’air. Juste un cycliste qui passe et le sens de loin. Le cagnard, le figuier, le lit de verdure pour la sieste si il n’y a pas trop de figues écrasées sous les frondaisons. En prime des fruits délicieux (pas cette année, aucune trouvaille, nada, zébi, que dalle), une ombre impeccable.

 

NB : lisez ceci pour comprendre pourquoi (comme moi peut-être)  vous ne savez jamais quand un figuier inconnu donne des figues.

Et vous, c’est quoi votre odeur souvenir de vacances ?

PS : c’est étonnant comme le nez est associé au souvenir, au passé, à la mémoire. Vous rêvez par avance d’une odeur ? En tous cas la fosse nasale n’est pas le tombeau de la mémoire. Plutôt son magnétophone. Please rewind.

Crédit Photo/Header

 

 

La raison inavouable pour laquelle j’ai fait #valvertontheroad #imposteur

Commencer par le « Pourquoi ? »

C’était bien le pivot de notre réflexion à #shake16. Néanmoins, même si cela fait partie de ma méthodologie quotidienne sur le plan pro, ce n’est pas du tout mon approche personnelle de commencer par le pourquoi

Car j’ai du mal avec les « Pourquoi »

Les questions des amis sur #valvertontheroad, qui, certains ont pu le constater, m’ont dérangé (ça sert aussi à vous déranger les amis 🙂 ) : « Pourquoi tu pars une semaine tout seul en vélo faire tant de km ? » PLUS toutes les supposées réponses (chacun y va de ses préoccupations qui ne sont pas du tout les miennes) PLUS les supposées ellipses pour finir la phrase en pointant un point faible; toi qui est handicapé, toi qui as 50 piges, t’as pas peur de l’AVC ?, etc.

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Alors, « Pourquoi #ValvertOnTheRoad » ?

Même sous la torture j’avais décidé de ne pas dire pourquoi j’étais parti comme cela sur la route. J’ai laissé délirer gentiment autour de moi :

  • souhait de faire une retraite spirituelle (si vous voulez, mais alors respectez mon désir d’isolement – c’est dit sur un ton aimable),
  • volonté de perdre du poids (elle dit quoi votre balance ? Je n’en ai pas et on est plutôt copains mes bourrelets et moi),
  • idée de partir avec un/e camarade clandestin (heu, votre imagination dépasse la mienne),
  • etc.

Pourquoi ne pas dire pourquoi ? (mes raisons perso)

En bref : Je ne veux/voulais pas surinvestir (c’est une pratique que je constate massivement autour de moi) sur mes projets perso même s’ils me tiennent à coeur,  et je me donne le droit de me planter ou de changer d’avis (le folklore des vacances forcément réussies/convention sociale mythologique moderne, à raconter obigatoirement de retour au bureau, me crispe 🙂 ).
D’autre part, les idées/projets ne sont pas non plus forcément mûrs, les discuter (hors du cercle des personnes impliquées) ne me semble pas toujours apporter quelque chose sur un projet très perso.

Ca c’était jusqu’à ce matin. Mais une vidéo TEDx m’a fait changer d’avis (je vous promets que je vais vous dire pourquoi j’ai fait #ValvertOnTheRoad). C’est une vidéo sur un graphiste… qui ne peut pas dessiner, il a la tremblote. C’est un imposteur !

Le syndrome d’imposture, pour moi, pour toi, pour nous


Ce type ne peux pas dessiner et dessine.
Le type qui écrit ces lignes (moi, que ce soit clair #AlainDelon) ne peut pas pédaler et fait une rando vélo.

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J’ai vraiment été à Toulouse en vélo, là n’est pas l’imposture

Je ne veux/voulais pas parler du pourquoi par peur. Peur en particulier du regard des proches (leur avis). J’ai toutes les mauvaises raisons du monde de ne pas faire quelque chose (ici, une rando vélo). Et vous-même vous vivez probablement la même chose dans votre vie. Cf. « Nul n’est prophète en son pays ».

Et c’est pour cela que j’ai mixé 2 postures totalement opposées et paradoxales :

  • Travailler sur une question et un défi intime (mon incapacité/capacité)
  • En faire une publicité/partage large, au travers de ces lignes et de toutes celles qui précèdent

Ce paradoxe est probablement le vôtre (ou vous êtes chanceux)

C’est celui de vivre des situations de capacité/pouvoir/action/relation qui vous donnent une position/posture qui semblent vous dépasser mais pour lesquelles on vous prête une confiance importante (tu peux le faire/tu es le chef/toi tu sais/si tu ne le fais pas, personne ne peut le faire).

Alors voilà, j’ai fait #ValvertOnTheRoad parce que je ne pouvais pas le faire

On est con parfois de pas avoir confiance en soi. Mais on peut oser et y arriver. Et c’est jouissif.