De retour #ValvertOnTheRoad, odyssée 2018

Ma liaison des 2 mers, c’est fait !

Un joli petit périple en solo, qui m’a fait vraiment prendre conscience de la distance à parcourir mais aussi de mes limites, selon le type de relief, le climat, le chargement ou le style d’étape.

Avant, après 3 jours de rando

Suivis d’une semaine au bord de l’océan, un régal !

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Retour : samedi 25 août 2018
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Départ : jeudi 9 août 2018

3 étapes progressives

9 août, 372 km en train et 74 en vélo

De Marseille à Toulouse en train, puis jusqu’à Moissac

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9 août 2018, en route
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L’Abbaye Saint Pierre de Moissac, son cloître magnifique

10 août, 89 Km à bicyclette, heuuuuu

De Moissac à l’orée de la forêt landaise, au-dessus de Buzet sur Baïse en bivouac sauvage.

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10 août 2018
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Il est pas sommaire mon bivouac en pleine forêt ?

11 août, 154 Km à vélo

Du bord des Landes à mon étape finale, avec un coup de voiture balai je l’avoue (il faisait nuit noire et je n’en pouvais plus du tout).

Tonio, merci !

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11 août 2018 – 154 Km, record perso en vélo
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Quand Google m’envoie sur une piste en cailloux

Je vous raconte les détails dans les jours qui viennent. Quand je vous dit que l’aventure est au bout de la rue, ce n’est pas une fiction.

Merci de votre attention, bisous

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Plan de route #ValvertOnTheRoad 2018 #lavelodyssee

J’adore quand un plan se déroule sans accroc

Jour 1 – Jeudi 9 août 2018

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142 Km de Toulouse à Buzet sur Baïse

  • Un coup de TER à la fraîche pour commencer
    Marseille St Charles 6:18 – Toulouse Matabiau 10:15

Si vous avez le temps de prendre un café avec moi vers la gare ou le long du Canal du Midi, vers l’Ouest, c’est avec plaisir !

  • Cette étape 1 me mène successivement à Moissac pour le déjeuner et la sieste.
  • Puis je repars vers Buzet sur Baïse pour mon 1er bivouac.
    Je surveille le ciel pour guetter un épisode orageux, au pire ce sera une nuit d’hôtel. Car c’est la belle étoile que je préfère #CestLaOuate
  • Un profil altimétrique pour retraité, 142 Km avec 122 m de dénivelée négative, tout au long du Canal des 2 mers.

Jour 2 – Vendredi 10 août 2018

90 Km de Buzet à Sabres

  • Visiblement, il n’y a rien à voir sur cette étape (ce n’est JAMAIS vrai, jamais). Ça m’apprendra à éviter les contreforts pyrénéens et leurs séries de montées/descentes, l’Armagnac…
  • 90 Km avec une mise en bouche sympa +120 m de dénivelée pour quitter la vallée de la Garonne. Ensuite faux plat favorable pour rejoindre

 

Jour 3 – Samedi 11 août 2018

100 Km de Sabres à Mimizan puis Messanges

  • Journée de fête, je devrais atteindre mon Océan Atlantique chéri pour casser une croûte vers Mimizan, aprés une quarantaine de Km en pente douce dans les Landes de Gascogne
  • Puis de Mimizan à Messanges sur la piste cyclable dans les dunes, 60 Km. Je retrouve La Vélodyssée que je ferai complètement un de ces jours, 1200 Km de façade Atlantique

C’est le plan, on composera avec météo et paysage.

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En attendant je prépare mon matériel et je ne retrouve pas mes sacoches de rando, Grrrr (si vous les avez, rendez-les vite !)

Restez à l’écoute, bisous

Vers l’Atlantique, et au-delà. #ValvertOnTheRoad Acte 2 – Août 2018

Allez, on reprend le guidon cette année

Pour terminer ce qu’en 2016 je n’avais pas terminé faute de temps : lier Méditerranée à Atlantique en vélo. Il manque un morceau conséquent, puisque la dernière fois j’avais pris le train à Toulouse pour finir le trajet.
Cette année, c’est donc Toulouse Matabiau – Molliets que je vais avoir le plaisir de parcourir en 2 ou 3 jours.

Sans forcer

valvertontheroadtoulousemessangesIl y a 330 km, Google Maps donne 15 h de pédalage.
En 2 ou 3 jours complets, à la cool avec mon coefficient réducteur d’handicapé, c’est plutôt 20 h à répartir sur cette fin de semaine et voir l’océan samedi soir.

Le profil altimétrique est très favorable, à part la sortie de la vallée de la Garonne, à mi trajet, c’est de la descente douce.

Le plus : 150 km de Voie verte du Canal des Deux Mers, que je désirais ardemment emprunter.

La route sud me tentait, avec ses hauts et ses bas de parcours de piémont pyrénéen, mais je ne suis pas assez entraîné.

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Cette année a été urbaine, stressante, peu propice à l’entraînement, donc j’y vais cool, en solo évidemment, chargé au minimum. JD, je n’oublie pas mon cuissard 🙂

Sans VAE cette année

Depuis plus de 6 mois je repousse au lendemain l’achat d’un VAE? Je viens encore de regarder. Mon indécision provient du modèle à choisir, un VTT me semble inadapté aux longues rando et un VTC urbain également, comme des incertitudes pour faire recharger la bête en route.

Donc, c’est à la force de mes pas de mollets que je termine. Ce qui ne m’empêche pas d’y penser encore et toujours pour rallonger mon rayon d’action et d’envisager des équipées à plusieurs.

Hasta la Vista

RDV dans 2 ou 3 jours pour vous conter mon départ et ces quelques tours de pédales.

La vie, c’est comme une bicyclette… #2016 #ValvertOnTheRoad <3

il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

C’est Albert EINSTEIN qui le dit.

Poursuivre notre route, risquant à chaque tour de roue nos vies fragiles d’humains extraordinaires et misérables. A chaque souffle, plus qu’à chaque changement d’année, vivre l’instant présent en conscience, laisser aux monde une descendance heureuse…

Grand merci et ❤

A ceux qui ont accompagné mon périple cet été/cette année. En particulier les « inconnus » qui m’ont ouvert les bras lors de #valvertontheroad comme Samuel ou Christophe et les amis que j’aime et qui se reconnaîtront, la fabuleuse équipe #Shake16, les #WeS avec ou sans barbe…

Seul.e.s et ensemble

C’est la morale de cette année contrastée en bruit et en silence, en solitude féconde et en rencontres, à l’image de la vie.

A chaque fois que je vois un adulte sur une bicyclette, je ne désespère plus de l’espèce humaine

H.G. Wells

La raison inavouable pour laquelle j’ai fait #valvertontheroad #imposteur

Commencer par le « Pourquoi ? »

C’était bien le pivot de notre réflexion à #shake16. Néanmoins, même si cela fait partie de ma méthodologie quotidienne sur le plan pro, ce n’est pas du tout mon approche personnelle de commencer par le pourquoi

Car j’ai du mal avec les « Pourquoi »

Les questions des amis sur #valvertontheroad, qui, certains ont pu le constater, m’ont dérangé (ça sert aussi à vous déranger les amis 🙂 ) : « Pourquoi tu pars une semaine tout seul en vélo faire tant de km ? » PLUS toutes les supposées réponses (chacun y va de ses préoccupations qui ne sont pas du tout les miennes) PLUS les supposées ellipses pour finir la phrase en pointant un point faible; toi qui est handicapé, toi qui as 50 piges, t’as pas peur de l’AVC ?, etc.

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Alors, « Pourquoi #ValvertOnTheRoad » ?

Même sous la torture j’avais décidé de ne pas dire pourquoi j’étais parti comme cela sur la route. J’ai laissé délirer gentiment autour de moi :

  • souhait de faire une retraite spirituelle (si vous voulez, mais alors respectez mon désir d’isolement – c’est dit sur un ton aimable),
  • volonté de perdre du poids (elle dit quoi votre balance ? Je n’en ai pas et on est plutôt copains mes bourrelets et moi),
  • idée de partir avec un/e camarade clandestin (heu, votre imagination dépasse la mienne),
  • etc.

Pourquoi ne pas dire pourquoi ? (mes raisons perso)

En bref : Je ne veux/voulais pas surinvestir (c’est une pratique que je constate massivement autour de moi) sur mes projets perso même s’ils me tiennent à coeur,  et je me donne le droit de me planter ou de changer d’avis (le folklore des vacances forcément réussies/convention sociale mythologique moderne, à raconter obigatoirement de retour au bureau, me crispe 🙂 ).
D’autre part, les idées/projets ne sont pas non plus forcément mûrs, les discuter (hors du cercle des personnes impliquées) ne me semble pas toujours apporter quelque chose sur un projet très perso.

Ca c’était jusqu’à ce matin. Mais une vidéo TEDx m’a fait changer d’avis (je vous promets que je vais vous dire pourquoi j’ai fait #ValvertOnTheRoad). C’est une vidéo sur un graphiste… qui ne peut pas dessiner, il a la tremblote. C’est un imposteur !

Le syndrome d’imposture, pour moi, pour toi, pour nous


Ce type ne peux pas dessiner et dessine.
Le type qui écrit ces lignes (moi, que ce soit clair #AlainDelon) ne peut pas pédaler et fait une rando vélo.

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J’ai vraiment été à Toulouse en vélo, là n’est pas l’imposture

Je ne veux/voulais pas parler du pourquoi par peur. Peur en particulier du regard des proches (leur avis). J’ai toutes les mauvaises raisons du monde de ne pas faire quelque chose (ici, une rando vélo). Et vous-même vous vivez probablement la même chose dans votre vie. Cf. « Nul n’est prophète en son pays ».

Et c’est pour cela que j’ai mixé 2 postures totalement opposées et paradoxales :

  • Travailler sur une question et un défi intime (mon incapacité/capacité)
  • En faire une publicité/partage large, au travers de ces lignes et de toutes celles qui précèdent

Ce paradoxe est probablement le vôtre (ou vous êtes chanceux)

C’est celui de vivre des situations de capacité/pouvoir/action/relation qui vous donnent une position/posture qui semblent vous dépasser mais pour lesquelles on vous prête une confiance importante (tu peux le faire/tu es le chef/toi tu sais/si tu ne le fais pas, personne ne peut le faire).

Alors voilà, j’ai fait #ValvertOnTheRoad parce que je ne pouvais pas le faire

On est con parfois de pas avoir confiance en soi. Mais on peut oser et y arriver. Et c’est jouissif.

#valvertontheroad en km ça donne quoi ? de Salon à Toulouse.

Un billet court sous l’angle de la perf/parcours et d’une analyse chiffrée. 

27 juillet : Salon de Provence – Arles – Aigues Mortes – La Grande-Motte 95 km (7:30 – 23:00)

Aigues Mortes – La Grande Motte
28 juillet : La Grande Motte – Sète -Agde – Portiragne 90 km

De 24 à 35° – Piste cyclable ou pas, route, piste C. Puis route et chemin de halage. 1h facile puis fatigant puis très long (Agde à Portiragnes/15 km, heureusement avec les copains Gérald et Antonio ♡)

29 juillet : Portiragnes à Béziers 8 km. Retour à Portiragnes en camionnette 😦

Démarrage facile à la fraîche le long du canal puis genou bloqué aux écluses de Fontserranne. Échec et repos non prévu mais indispensable. Genou débloqué en journée détente avec les amis/piscine.

30 juillet : Portiragnes à Carcassonne 88 km

Eliminiation de 12 kg de charge. Agréable le matin. Plus de relief. Chaleur et manque d’eau.  Sieste de 3h. Confortable et magnifique le soir en bord de canal. Nuit d’hôtel. 


31 juillet : Carcassonne à Saint-Pierre de Lages 45 km/95

Températures en baisse de 15°. Crachin le matin. Visite de Fitancy.fr avec un crochet de 50 km en voiture. Plus doux le soir.

1er août : Saint-Pierre de Lages à Toulouse Matabiau 20 km

Tranquille et frais le matin. En descente. Grande satisfaction d’avoir atteint Toulouse et le temps manque pour pour suivre.  Train pour le Cap-Ferret.


Bilan, hors rigolades autour du Ferret : 400 km ++/40 heures de selle. 

Donc plutôt 500 km en tout sur 10 jours, avec le Ferret.

Je retiens comme plus :

  • Camelback 2l. Génie. 
  • Sacoches avant. Super équilibre.  Étanche
  • Sac à dos de vélo indispensable.
  • Casque très bien. Sécurité et protection solaire. Idem cuissards entrée de gamme décathlon ou intersport
  • Voyager Nakamura Intersport tout équipé mais pneus de 26. Très bon choix. Robuste et confortable.
  • Voyager seul. Très agréable pour moi. Mais je veux bien changer d’avis 🙂
  • Gros soutien des amis sur les étapes et réseaux sociaux. Grand plaisir et sécurité.  M E R C I ♡

Les moins :

  • Même 20 km sans cuissard ou pire short de bain mouillé – fatal au cul.
  • Chargement trop lourd = moyenne abaissée et douleurs (genou, mains). De 10 km/h a 15 ou 20 en allégeant. 
  • Sacoche de cadre pour mobile/gps pas pratique. Mieux vaut une sacoche guidon/carte.
  • 100 km/j possible à partir du jour 3 ou alors renforcer les entraînements 
  • Prévoir 1 jours de repos tous les 3 ou 4 jours
  • Pas prévu les différences d’état de la route. C’est trop aléatoire. 

Grosse expérience très positive. Ce n’est qu’un début.  Quel kiff punaise !

Flash back ferroviaire sur #valvertontheroad 7/8

Me voilà dans le train pour Arles et ma charmante compagnie d’assurance assure les liaisons en taxi/ambulance. Mon vélo est resté chez Jean-Daniel à Bordeaux et sera ramené par transporteur. Je ne remonterai pas dessus avant d’avoir guéri des dégâts serieux occasionnés par la selle de mon velo. Je ris de ces galons qui viennent couronner  (mon cul 🙂 ces 700 km parcourus.

Les km défilent dans ce wagon corail vintage… le moment de mettre un coup d’oeil dans le rétro. 

Le temps a repris une place plus agréable dans ma vie : sans tyrannie entre les urgences factices de la vie ou les lenteurs difficiles à supporter (attendre, procrastiner), avec consistance, joie ressentie dans ses variations.

L’espace a changé de dimension : une échelle intermédiaire  (celle du velo/longue distance) est venue s’intercaler agréablement entre les normes pédestres (ma norme lente/clopinant) et les normes auto/train/avion qui font parfois oublier l’échelle humaine du monde (maison/rue/village/route de cambrousse. Voir les visages des gens que l’on croise).

Je pense au yoga. C’est mon souffle qui reflète aujourd’hui  probablement le plus fidèlement un état de mieux être lié à ma condition physique mais aussi à cette parenthèse enchantée pour mon esprit

Mon souffle est une traduction physique de mon état mental. 

On pourrait projeter sur cette expérience différents leurres de pensée bien satisfaisants car ils economiseraient la réflexion et figeraient la dynamique de ce que je viens de vivre. Ma petite odyssée comporte donc une part des éléments suivants mais ne peut être résumée à aucun d’entre eux :

– une communion extatique avec le monde (non, je n’ai pas vu la Vierge en haut d’une côte)

– l’accès à un niveau amélioré de moi-même (mais non mais non je n’ai pas changé, ou alors un peu)

– un abandon de mes peurs ou de mes voracités, de ma tristesse (car oui j’ai ressenti une grande joie pendant ces km)

– [placez ici ce qui vous fera plaisir/je vous tends le miroir]

Non. Je place plutôt cette quête cycliste sur le plan de l’acceptation ou de la prise en compte de ce que je ne peux pas forcément changer dans ma vie.

A lire -> Les Cinq Choses qu’on ne peut pas changer dans la vie : l’imprévu, le manque d’amour (ou la déloyauté), la souffrance, l’injustice, l’impermanence (ou la finitude).
Je fais un parallèle très précis avec la manière d’aborder cette route : l’affronter c’est l’épouser,  la lire (comprendre) pour l’apprivoiser sans violence,  en complicité dans les moments faciles (quel intérêt ont ils ?) ou délicats (râler,  abandonner) . Cela ne fonctionne pas toujours mais quand une harmonie récompense cet état d’esprit,  la joie est là et les km sont parcourus.

C’est ce que je veux garder et entretenir : la joie. Pour la partager avec vous.