#valvertontheroad en km ça donne quoi ? de Salon à Toulouse.

Un billet court sous l’angle de la perf/parcours et d’une analyse chiffrée. 

27 juillet : Salon de Provence – Arles – Aigues Mortes – La Grande-Motte 95 km (7:30 – 23:00)

Aigues Mortes – La Grande Motte
28 juillet : La Grande Motte – Sète -Agde – Portiragne 90 km

De 24 à 35° – Piste cyclable ou pas, route, piste C. Puis route et chemin de halage. 1h facile puis fatigant puis très long (Agde à Portiragnes/15 km, heureusement avec les copains Gérald et Antonio ♡)

29 juillet : Portiragnes à Béziers 8 km. Retour à Portiragnes en camionnette 😦

Démarrage facile à la fraîche le long du canal puis genou bloqué aux écluses de Fontserranne. Échec et repos non prévu mais indispensable. Genou débloqué en journée détente avec les amis/piscine.

30 juillet : Portiragnes à Carcassonne 88 km

Eliminiation de 12 kg de charge. Agréable le matin. Plus de relief. Chaleur et manque d’eau.  Sieste de 3h. Confortable et magnifique le soir en bord de canal. Nuit d’hôtel. 


31 juillet : Carcassonne à Saint-Pierre de Lages 45 km/95

Températures en baisse de 15°. Crachin le matin. Visite de Fitancy.fr avec un crochet de 50 km en voiture. Plus doux le soir.

1er août : Saint-Pierre de Lages à Toulouse Matabiau 20 km

Tranquille et frais le matin. En descente. Grande satisfaction d’avoir atteint Toulouse et le temps manque pour pour suivre.  Train pour le Cap-Ferret.


Bilan, hors rigolades autour du Ferret : 400 km ++/40 heures de selle. 

Donc plutôt 500 km en tout sur 10 jours, avec le Ferret.

Je retiens comme plus :

  • Camelback 2l. Génie. 
  • Sacoches avant. Super équilibre.  Étanche
  • Sac à dos de vélo indispensable.
  • Casque très bien. Sécurité et protection solaire. Idem cuissards entrée de gamme décathlon ou intersport
  • Voyager Nakamura Intersport tout équipé mais pneus de 26. Très bon choix. Robuste et confortable.
  • Voyager seul. Très agréable pour moi. Mais je veux bien changer d’avis 🙂
  • Gros soutien des amis sur les étapes et réseaux sociaux. Grand plaisir et sécurité.  M E R C I ♡

Les moins :

  • Même 20 km sans cuissard ou pire short de bain mouillé – fatal au cul.
  • Chargement trop lourd = moyenne abaissée et douleurs (genou, mains). De 10 km/h a 15 ou 20 en allégeant. 
  • Sacoche de cadre pour mobile/gps pas pratique. Mieux vaut une sacoche guidon/carte.
  • 100 km/j possible à partir du jour 3 ou alors renforcer les entraînements 
  • Prévoir 1 jours de repos tous les 3 ou 4 jours
  • Pas prévu les différences d’état de la route. C’est trop aléatoire. 

Grosse expérience très positive. Ce n’est qu’un début.  Quel kiff punaise !

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Flash back ferroviaire sur #valvertontheroad 7/8

Me voilà dans le train pour Arles et ma charmante compagnie d’assurance assure les liaisons en taxi/ambulance. Mon vélo est resté chez Jean-Daniel à Bordeaux et sera ramené par transporteur. Je ne remonterai pas dessus avant d’avoir guéri des dégâts serieux occasionnés par la selle de mon velo. Je ris de ces galons qui viennent couronner  (mon cul 🙂 ces 700 km parcourus.

Les km défilent dans ce wagon corail vintage… le moment de mettre un coup d’oeil dans le rétro. 

Le temps a repris une place plus agréable dans ma vie : sans tyrannie entre les urgences factices de la vie ou les lenteurs difficiles à supporter (attendre, procrastiner), avec consistance, joie ressentie dans ses variations.

L’espace a changé de dimension : une échelle intermédiaire  (celle du velo/longue distance) est venue s’intercaler agréablement entre les normes pédestres (ma norme lente/clopinant) et les normes auto/train/avion qui font parfois oublier l’échelle humaine du monde (maison/rue/village/route de cambrousse. Voir les visages des gens que l’on croise).

Je pense au yoga. C’est mon souffle qui reflète aujourd’hui  probablement le plus fidèlement un état de mieux être lié à ma condition physique mais aussi à cette parenthèse enchantée pour mon esprit

Mon souffle est une traduction physique de mon état mental. 

On pourrait projeter sur cette expérience différents leurres de pensée bien satisfaisants car ils economiseraient la réflexion et figeraient la dynamique de ce que je viens de vivre. Ma petite odyssée comporte donc une part des éléments suivants mais ne peut être résumée à aucun d’entre eux :

– une communion extatique avec le monde (non, je n’ai pas vu la Vierge en haut d’une côte)

– l’accès à un niveau amélioré de moi-même (mais non mais non je n’ai pas changé, ou alors un peu)

– un abandon de mes peurs ou de mes voracités, de ma tristesse (car oui j’ai ressenti une grande joie pendant ces km)

– [placez ici ce qui vous fera plaisir/je vous tends le miroir]

Non. Je place plutôt cette quête cycliste sur le plan de l’acceptation ou de la prise en compte de ce que je ne peux pas forcément changer dans ma vie.

A lire -> Les Cinq Choses qu’on ne peut pas changer dans la vie : l’imprévu, le manque d’amour (ou la déloyauté), la souffrance, l’injustice, l’impermanence (ou la finitude).
Je fais un parallèle très précis avec la manière d’aborder cette route : l’affronter c’est l’épouser,  la lire (comprendre) pour l’apprivoiser sans violence,  en complicité dans les moments faciles (quel intérêt ont ils ?) ou délicats (râler,  abandonner) . Cela ne fonctionne pas toujours mais quand une harmonie récompense cet état d’esprit,  la joie est là et les km sont parcourus.

C’est ce que je veux garder et entretenir : la joie. Pour la partager avec vous.

Bilan étape 5 Carcassonne Toulouse via @Fitancy #valvertontheroad 

Une étape méridionale ?  Avec les tétons tout durs de froid ?  Spa possib sa !

Pourtant je veux rejoindre Toulouse. En plus je suis attendu !

J’avoue que cette journée commence bizarrement : en mettant le nez dehors pour récupérer au séchoir ma tenue Froome que Tatiana (la boss de la Gentilhommière, laisse, je t’expliquerai 🙂 ) m’avait gentiment lavée hier soir… me voilà dans le crachin.

La traversée de Carcassonne ne sera pas plus joviale : c’est la m. avec un petit vent de face du plus mauvais aloi. Tintin balpeau le fortin, macache walou la forteresse, je repasserai pour admirer la Ville Fortifiée.

Je profite plus de la campagne. Manière positive de dire : il me faut apprivoiser la rando en zone mamelonnée. Ho la belle descente ! Ha la vache de côte ! Les yeux bichent,  les mollets trinquent.

Beau pays aux horizons propices à la rêverie agricole ou gastronomique : Castelnaudary, Cocagne. Cassoulet, pastel, beaux cheptels, on est en opulente campagne  (à lire ici pour ne pas mourir idiot).

A propos de mamelons, de textile et d’opulence, j’ai rdv dans quelques heures chez Fitancy pour une visite amicale. Alors je TENTE de me dépêcher  (du Midi). Las, à Bram c’est le drame, orage au désespoir : je ne sais comment rejoindre Samuel, le boss du bonnet profond.

Finalement c’est Samuel qui passe me châler : c’est mon road trip et je l’accommode comme il me plait 🙂

On fonce à Saint Félix du Lauragais, près de Revel, pour qu’il me fasse découvrir sa société ecommerce devenue en quelques années leader sur le soutien-gorge grande taille : Fitancy. Je suis admiratif du chemin réalisé et de l’adéquation entre une belle stratégie de niche et une exécution impeccable qui donnera sûrement des années de croissance encore !

Je vous dis qu’on s’est connus par twitter avec Samuel ? On a bien sympathisé et on a des trucs à faire ensemble bientôt.  C’était passionnant Samuel merci !

En passant chères lectrices, notez que 80% des femmes en France sont mal soutenues. Alors pensez à vous, surtout si vous avez le buste généreux.  Le site de Sam et Valerie, Fitancy, offre un choix vertigineux et très étudié. Vous avez 15% sur tout le site avec le code promo VALVERT.

Châlé pour châlé, je me fais dropper au point haut du pays, Caraman ( je vous laisse imaginer quelques jeux de mots) pour rejoindre mon hôte et sa famille,  Christophe, à Saint Pierre de Lages. Je dis que j’ai connu Christophe sur Twitter ?

C’est toujours beau, serein, et presque toulousain. La ville rose est à mon programme de demain, avec quelques rencontres sympathiques.

Après je vais court circuiter pour le Ferret avant que Jacques et Hélène ne partent. Je rattraperai des étapes au retour.

A bientôt mes loulous !

Bilan étape 4 30/07 Portiragnes – Carcassonne #valvertontheroad 

Dans notre pays où l’on adore les PROBLÈMES on croit parfois que les éliminer apporte la solution. Certain en font même leur métier.

Pourtant, je ne crois pas que Steve Gates ou Mick Bowie aient fait leur vie sur la résolution de problèmes.  Ils avaient des désirs,  une vision.

Le problème du genou étant résolu ma vision à moi c’était d’avancer vers Toulouse puis l’Atlantique. Donc cette journée a été consacrée à pédaler et à trouver la puissance qui était en moi pour être efficace sur ce putain de vélo. Après avoir chipoté pendant 3 jour je peux vous dire que c’est très agréable de trouver enfin des watts. Ça ne veut pas dire moins d’effort moins de douleur au moins de temps mais ça veut dire un résultat en face de tout ça.

Les réglages qui s’imposaient ont ete efficaces comme le repos à Portiragnes. L’impact sur le mental a été aussi important puis s’il s’agissait ce jour de monter vers Carcassonne et qu’il était impossible de le faire avec un chargement trop lourd. Dégager le champ de vision : check.

Capestang, magnifique comme toute la route du Minervois

Je ne cherche pas le chrono mais comme dans toute discipline la récompense arrive de surcroît. J’ai croisé des paysages magnifiques bien sûr et vécu des instants de grande joie simple, sans explication valable à donner, juste des moments de grâce amenés par ce sentiment de liberté sur mon vélo.

Là, au moment où je vous écris, se situe parfois la difficulté de partager ces moments, bonifiés par la solitude choisie. La solitude temporaire rend facile la communion avec le monde. Paradoxe ? je ne crois pas. On aime beaucoup son entourage lorsqu’il ne vous casse pas les pieds 🙂 Les saints ermites confinent à la misanthropie, parfois.

Bref. Il faisait encore extrêmement chaud et lourd et je n’oublierai pas faire ces 15 km torride pour trouver un estaminet à Homps. Au bord du canal, idyllique, sauf ces 2 Thenardier qui refuseront de remplir mes gourdes et me conseilleront l’eau ( non potable après vérification) de la borne de navigation voisine. Je vous passe une longue diatribe sur l’état du tourisme en France.

Homps, parking à caravanes flottantes
La journée se terminera presque par une longue sieste dans un charmant village : Puicheric. Le charmant gestionnaire de la base nautique me propose un hébergement car le Marin (vent maussade d’est) arrive avec son lot de mauvais temps. Qu’importe, mon objectif est Carcassonne et je garde les deux dernières heures de jour pour rejoindre un hôtel que j’ai réservé au dernier moment.

Magie des réseaux sociaux une relation twitter me contacte pour que je passe le voir aujourd’hui : Sam Galoo du site ecommerce @Fitancy . Cela me fait bien plaisir car je sais que la discussion sera intéressante. Je fais donc le détour aujourd’hui par Saint-Félix du Lauragais.

Si j’ai assez de jus je pousse jusqu’à Toulouse où là encore la magie des réseaux sociaux intervient pour me faire retrouver les quelques connaissances très intéressantes que je dois rencontrer et même trouvr très facilement un hébergement agréable.


Il y a 20 km de vent d’ouest, le ciel est couvert, il fait frais : toutes les conditions sont réunies pour faire une bonne route aujourd’hui. Je pense à vous tous, je vous embrasse et vous donne rendez-vous pour de nouvelles aventures.


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Bilan étape 3 29/7 Portiragnes au □ #valvertontheroad 

Punaise, le road tour à failli finir enchristé ! Un clou dans le genou.

Pourtant j’étais bien parti hier à la fraîche bien matinal, mais arrivé à Béziers au pied des neufs écluses une douleur me traverse le genou, irrésistible, affreuse, je dois m’arrêter.

C’est moche quand même. J’ai la forme le moral. Mais je ne peux pas continuer. C’est la tempête sous un crâne que faire ?

Je décide de temporiser et de faire une pause je me dirige grand ralenti vers la gare Histoire d’envisager une sortie via SNCF.

Un café et quelques minutes de repos plus tard j’hésite toujours entre recontacter mes amis pour retourner me reposer à Portiragnes et prendre le train pour avancer vers Carcassonne.

2 SMS à Antonio (love sur toi mon pote) plus tard et c’est la solution repos puis reprise qui s’impose. La perspective de me retaper et de passer une journée agréable avec mes amis me semble la meilleure solution en tout cas bien meilleur que celles d’abandonner.

Je ne le regretterai pas car je passe une journée très agréable avec mon filleul ses parents et Cécile et Gérald au bord de la piscine.

Vers midi mon genou reprend forme humaine grâce à un bon mouvement qui me remet tout en place. Quelques massage de Voltarène plus tard je me sens vraiment revigoré.

Comble du luxe nous avons la joie d’aller passer un bon moment à la plage tous ensemble à vélo et je sens que j’ai retrouvé la pêche avec un appui convenable sur la jambe gauche. Test à vide, sans chargement : j’ai l’impression de voler !

Je décharge le soir même mon vélo de la moitié de son poids. Je vire tout sauf l’indispensable. 

En rando à pied ou à vélo le troisième jour a toujours une consistance biblique. Entre mort et renaissance, entre découragement et élan, passer ce cap difficile. Béziers,  le Golgotha, toussa.

Je dicte ce billet à la ponctuation incertaine en terrasse du village magnifique de Capestang en plein pays Minervois. C’est la route cathare qui me mène vers Carcassonne. J’aime ce pays qui commence à sentir mes racines occitanes, Aveyronnaises.  Rudes, généreuses,  bavardes et pudiques.

Ce coup de faiblesse est une bénédiction qui m’a permis de passer une journée formidable avec mes amis et de donner un élan nouveau à ma course vers l’Atlantique.

À bientôt pour de nouvelles aventures.merci à chacun pour votre soutien chaleureux et incessant ♡

Bilan d’étape 2 28/7 La Grande Motte à Portiragnes #valvertontheroad 

Il est 6h et je m’apprête à partir vers Carcassonne, grimper vers la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l’Atlantique.

J’ai encore une fois la chance d’avoir eu un repos très réparateur et de pouvoir envisager de continuer à avaler mon parcours éléphant par petites bouchées. Plaisir aussi de passer la soirée avec mes vieux et excellents amis, pour une étape douceur comme dit Laurence. 

Sur le plan physique cela se passe plutôt bien, il faut juste accepter cette lenteur due au chargement à tirer avec mes gambettes faibles. Seule inquiétude réelle le genou gauche qui est parfois douloureux,  j’ignore pourquoi. En tous cas j’ai de l’énergie.  Je fais attention d’éviter déshydratation et fringale.

Cette étape m’a mené au travers d’espaces dont seuls la marche ou le vélo peuvent faire envisager la majesté. Longer les étangs a duré des heures, regard au loin, piste inégale,  cagnard physiquement palpable.

Sans bagnole, la vie est plus frivole.

Pénible approche de Sète avec des camions des bagnoles des motos des usines de la 4 voies vas y roule dans les débris de bord de chaussée.  

Récompense à midi, en images.

Encornets et moules farcies à la Setoise
La corniche sétoise
Là j’ai grimpé avec mon barda. J’étais au max 🙂

La traversée de Sète est une fournaise. Heureusement un peu plus loin douche glacée aux plages du Lido (top) puis départ vers Agde en longeant une série de plages magnifiques que je ne connaissais pas. Bonne piste cyclable, toujours cette chaleur folle, ce petit vent latéral.  

C’est long. Je sèche je bois je pédale jusqu’à l’hypnose. C’est beau. La colline d’Agde me nargue au loin. Antonio et Gérald doivent venir de Portiragnes à ma rencontre. Je faiblis comme ma batterie. En toute sérénité : je m’en moque je ne pense qu’aux km à avaler. Pause : je ne suis pas seul à tirer la langue. Cyclotouristes isolés dans la faune des plagistes. Sous endorphines. Silencieux dans le bruit des vacanciers. Crasseux chez les élégants. 

Il faut continuer, coûte que coûte.  Le dernier % du mobile me donne rdv à la gare. Mes derniers % me font traverser pistes pourries et zones commerciales. Je n’ai rien à faire ici. C’est déshumanisé et je suis cuit. Je croise quelques clodos en traversant les zones de livraisons. Pauvre monde, compassion temporaire. 

Oasis. Terrasse. Mes amis sont là. J’ai survécu aux fous du volant. Joie de retrouver les siens, comme si on s’était quittés hier. Inestimable valeur de ces liens inoxydables. Mes potes.

Comme ce rab de route/15 km est difficile ! Ils sont fringants les amis. Heureux qu’un bbq nous attende, la piscine, les enfants grandis, du rosé, Amaury mon filleul  ( je vous laisse remettre ces items dans l’ordre).

Il doit exister de meilleur convive qu’un cycliste qui a passé la journée dans la fournaise 🙂 Merci Cécile et Laurence pour vos attentions. Je repars en pleine forme.
Direction l’Atlantique si Dieu prête vie à mon genou.